Contemporain d’Eugène Trutat et de Joseph Provost, Georges Ancely tient une place importante dans l’histoire de la photographie toulousaine.
Amateur éclairé, il décrit de façon précise et souvent pittoresque la vie quotidienne des Toulousains de la fin du XIXe siècle, mais aussi l’aventure pyrénéiste ou les débuts du tourisme.

Le musée Paul-Dupuy conserve des prises de vue datant de 1875 à 1895. Elles documentent ce que l’on nomme aujourd’hui le Grand Sud-Ouest. Les plaques de verre, soigneusement emballées, titrées et inventoriées par leur auteur, furent confiées après sa mort en 1919, à la famille Privat, probablement en raison des liens amicaux et familiaux qui unissaient les deux familles. En 1971, Pierre Privat fit don de la collection au Musée Paul-Dupuy.
Quant au domaine de Saint-Michel-du-Touch, les descendants des Garipuy le vendirent à la société HLM de la Haute-Garonne. Elle détruisit le château afin d’édifier le programme immobilier qui porte aujourd’hui le nom de cité Ancely.

Pont du canal, Port St Sauveur, 1877 (15 X 21) inv. 009-0-71

Pont du canal, La Colombette, 1880 (15 X 21) inv. 009-0-72

Sur les bords du canal du Midi, 1893 (15 X 21) inv. 009-0-73

Pique-nique sur les bords du Canal du Midi, 1893 (15 X 21) inv. 009-0-74

Le musée des Arts Précieux Paul-Dupuy compte près de 40 000 cartes postales dans ses collections. Elles présentent plusieurs procédés de reproduction photomécanique depuis le début du XXe siècle (collection Labouche), jusqu’à la carte postale moderne.

Avant 1890, les cartes postales étaient essentiellement réalisées à l’aide de la lithographie. Ensuite la phototypie est mise au point facilitant la reproduction des photographies. Le négatif photographique est appliqué sur une plaque de verre grainée. Puis elle est enduite de gélatine bichromatée. Cette dernière devient insoluble à l’eau après avoir été exposée à la lumière. Le tout est ensuite encré. Comme pour la pierre lithographique, les parties insolées retiennent l’encre grasse, tandis que celles non insolées la repoussent.

Appelée aussi photocollographie, héliotypie, albertypie, en allemand lichtdrûck (impression par la lumière), en anglais collotype. Elle connut une large diffusion à partir des années 1890. En effet, le rendu avait la qualité d’une photographie, sans les longs et fastidieux travaux liés aux tirages de l’époque. Elle fut notamment beaucoup utilisée pour les reproductions de masse, comme les illustrations ou les cartes postales.

Les vues du canal du Midi connurent ainsi un grand succès notamment grâce aux Frères Labouche, très actifs à Toulouse entre la fin du XIXe et la première Guerre Mondiale. On retrouve souvent les mêmes sites selon des points de vue différents. C’est le cas des Minimes et des fameuses colonnes d’Urbain Vitry (voir la page Modèle vivant). Elles offrent un beau décor pour traiter la vie au bord du canal. Les différents ports toulousains sont aussi appréciés, à juste titre : le port Saint-Sauveur ou le port Saint-Etienne.

Types Toulousains. 42.. Blanchisseurs au nord du canal. Phototypie Labouche Frères, Toulouse. Inv. D 55.4.435

On aperçoit les colonnes des Minimes à gauche, en arrière plan.

36 Toulouse. Les écluses des Minimes. Inv. 62.83.1102

59. Les canaux à Toulouse. Ecluses Saint-Pierre, canal de Brienne. Frères Labouche.

53 – Toulouse – Le Port Saint-Etienne sur le canal du Midi. Phototypie Labouche Frères, Toulouse.

43. Toulouse – Le Port Saint-Sauveur, inv. D53.16.502