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Pierre-Henri de Valenciennes (Toulouse 1750 – Paris 1819)

Paysage : à Montlouis

Pierre noire estompée, lavis gris et rehauts de blanc sur papier jaune

Inv. 66.46.02

A Toulouse, Valenciennes fréquente l’Académie où enseignent le peintre d’histoire Jean-Baptiste Despax (Toulouse 1710 – id. 1773) et le miniaturiste Guillaume Bouton (Saint-Martin-de-Cuxa 1730 – 1782), et s’intéresse aux œuvres du peintre hollandais Henri Ferguson (la Haye v. 1655 – Toulouse 1730). En 1771, il est à Chanteloup chez le duc de Choiseul et réalise des paysages de Touraine et d’Ile de France. En 1777, il est de nouveau en Italie et visite Rome, Naples et la Sicile. En 1781, il effectue un voyage à Paris, par l’Italie du nord, la Savoie et la Suisse, et rencontre Joseph Vernet (Avignon 1714 – Paris 1789). Retourné aussitôt en Italie, il ne revient définitivement en France qu’en 1784/1785. En 1787, il est reçu à l’Académie. En 1800, il publie ses Eléments de perspective pratique. En 1816, est créé le prix du Paysage historique dont le premier lauréat est son élève Achille-Etna Michallon (Paris 1796 – id. 1822). Valenciennes est considéré par ses contemporains comme le plus grand paysagiste de l’époque.

L’artiste représente une scène de la vie quotidienne du monde rural et s’attache à décrire la vibration de la lumière de ce lieu qui l’a particulièrement inspiré. On notera le bel effet des nuages qui s’amoncellent à droite et des ombres portées du paysan et de l’âne qui avancent tout deux péniblement sous la chaleur écrasante. Au centre de la composition se détachent les anciens remparts du bourg gigantesque.

Comme tant d’autres, ce dessin a été exécuté d’après nature, afin d’être utilisé pour composer les grands paysages historiques qui ont fait sa renommée.