L’icône toulousaine

Les fleuves, dont le cours fut détourné, furent contraints de suivre des voies nouvelles, les rochers brisés empêchèrent Alcide de mourir. Ils ont triomphé, ces travaux d’Hercule, toi qui, à travers de prodigieux espaces, établis un commerce entre deux mers. (cité par Robert Mesuret)

Robert Mesuret, premier conservateur du musée Paul-Dupuy, ouvre le catalogue avec ce bel extrait de la tragédie Médée de Sénèque (vers 714-718). Suivant son modèle, nombreux sont ceux « qui ont loué en vers comme en prose, par la plume autant que par la pointe ou par le burin (…) la gloire du Canal Royal autant que son tracé à travers les champs du Languedoc ».

Gloire que l’on retrouve ici, illustrés dans la présentation chronologique de documents conservés au musée des Arts Précieux Paul-Dupuy, dont certains légués par Dupuy lui-même.

MAZZOLI Angelo Ferdinand, Bord du canal près de l’embouchure, 2e moitié XIXe siècle
A-304-TOULOUSE : Pont du canal-Colombette, 1880 (15 X 21) inv. 009-0-72
A-306-TOULOUSE : Sur les bords du canal du Midi, 1893 (15 X 21) inv. 009-0-73

Léon SOULIE, (Toulouse, 1804- Toulouse, 1862) L’Ecluse Bayard à Toulouse . Aquarelle, Musée des Augustins, RO 607

L’Édit de 1666 autorisant la construction du Canal érige la voie d’eau en fief dont le seigneur obtient le droit de construire des moulins à moudre le blé. Cette activité représente une source importante de revenus pour Pierre-Paul Riquet et ses descendants.

A-307-TOULOUSE : Sur les bords du Canal du Midi, 1893 (15 X 21) inv. 009-0-74

Riquet fait construire neuf moulins, dont trois à Toulouse : les moulins de Bayard, de Matabiau et des Minimes. Ils sont placés à des endroits offrant un dénivelé important, c’est-à-dire essentiellement au bord des écluses multiples. Ils utilisent les eaux excédentaires du Canal grâce à un canal de dérivation creusé parallèlement aux écluses.

Le moulin et l’écluse double de Bayard sont tous deux construits en 1670. Le moulin est abandonné au milieu du XIXe siècle et menace ruine lorsqu’il est partiellement détruit en 1909. La dérivation est encore ponctuellement utilisée aujourd’hui et la partie basse du moulin subsiste, enchâssée dans le tablier du pont Bayard, l’actuel pont du 19 mars 1962.

Une affiche iconique !

1952 : affiche réalisée par Louis DUGUY, de l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse pour la 21e Foire de Toulouse.

Haute en couleurs, l’artiste a amalgamé les silhouettes des différents monuments, lieux et symboles iconiques de la ville de Toulouse.

1952-2026 : une skyline toulousaine identique

Le porche clocher de Notre-Dame du Taur, le clocher de Saint-Sernin, le dôme de la Grave, la façade si particulère de la cathédrale Saint-Etienne, la croix occitane, la violette, la brique…. et le canal du Midi bordé de platanes.