Dans la douceur du foyer
Dans les fermes et les usines, les villes et les campagnes, les transports et les loisirs, l’animal est omniprésent : bêtes de somme, chiens de berger, chevaux de fiacre ou de tramway, basse-cour, sans oublier les nombreux animaux de compagnie, au premier rang desquels les chiens et les chats.
Durant les premières années du XIXe siècle, la vie des hommes et celle des animaux sont étroitement liées.

Les affiches publicitaires de cette époque racontent cette intimité.


Ici, la figure de l’animal ne vante pas un produit, mais s’insère harmonieusement dans la représentation d’une vie quotidienne censée le valoriser. Quoi de plus familier en effet que le chien qui mendie à table ou que le chat se frottant affectueusement aux chevilles de son humain ?
L’animal, élément intrinsèque de la société humaine, trouve, comme par effraction, sa place dans les compositions naturalistes de l’époque.
Théophile-Alexandre Steinlen, peintre du petit peuple parisien et amoureux des chats, a donné ses lettres de noblesse à l’affiche publicitaire naturaliste en représentant la vie quotidienne des classes populaires et de leurs animaux de compagnie, notamment avec cette composition de 1894 pour le lait de la Vingeanne, où il met en scène sa propre fille, Colette, et leurs chats.

Quant à Toulouse-Lautrec, sous le charme de la chanteuse irlandaise May Belfort, il l’a peinte telle qu’elle se présentait sur la scène du Petit Casino de Paris en 1895, en train d’interpréter sa chanson à succès : « I’ve got a little cat, I’m very fond of that » [J’ai un petit chat, j’en suis folle], un chaton noir dans les bras.

Je n’ai pas vu le cirque Pinder
Lithographie couleur, vers 1910. Inv. AF 3092. Tous droits réservés

Peugeot. Lithographie couleur, vers 1890 Inv. AF 2097. Tous droits réservés.

