Vie quotidienne : hygiène et réconforts

Moments de réconfort

Entre deux assauts, pour tuer le temps, les soldats essaient de se reposer. Les modestes repas deviennent des moments de plaisir.

Une belle tartine de pain ou un quart de « pinard » deviennent alors le sujet principal du dessin.

Gouache représentant une tartine de pain posée sur le gobelet en aluminium retourné, appelé un quart.
Raymond Amouroux, Morceau de pain, 1er mars 1918, gouache, 89 x 139 mm, ancien Fonds de l’isdaT
Aquarelle représentant une main tenant un quart débordant de vin
Raymond Amouroux, Mon quart de pinard, 18 février1918, aquarelle, 90 x 139, ancien Fonds de l’isdaT
Dessin au crayon noir montrant le cuisinier assis, fatigué, près de sa marmite. Au-dessus des ustensiles sont accrochés.
Emile Balard, Le cuistot de la 12e cie du 421e de marche, 12 janvier 1916, crayon noir, 205 x 124 mm, ancien Fonds de l’isdaT
Soldat assis de face, endormi, sa tête posée sur sa main.
Emile Balard, Soldat endormi, 24 mai 1916, crayon et aquarelle, 201 x 125 mm, ancien Fonds de l’isdaT
Soldat assis de profil au pied d'un arbre fumant la pipe.
Emile Balard, Soldat fumant la pipe, 21 mai 1916, crayon noir et aquarelle, 200 x 124 mm. Ancien Fonds de l’isdaT
Soldat assis de face sur des caisses empilées. Il fume la pipe et se chauffes les mains et ses pieds nus à une bougie posée au sol.
Emile Balard, Hiver 1916, 25 mai 1916, crayon noir et aquarelle, 161 x 92 mm, ancien Fonds de l’isdaT

Hygiène et chasse aux parasites

L’hygiène dans les tranchées se résume à une douche froide, à traquer les rats ou se battre avec les puces. Les dessins ci-dessous parlent d’eux-mêmes.

A lire aussi : https://histoire-image.org/etudes/hygiene-temps-guerre

Homme nu de dos prenant sa douche
Emile Balard, Guerre de 1914-15. En campagne, 25 novembre 1915, crayon de couleur et crayon noir, 139 x 91 mm. Ancien Fonds de l’isdaT
Cinq esquisses d'hommes prenant leur douche.
Emile Balard, Les douches en campagne, 6 novembre 1915, crayon noir, 201 x 124 mm. Ancien Fonds de l’Isdat
Un soldat muni d'une lampe cherche les rats dans un campement militaire
Ouvrier, Au cantonnement, la chasse aux rats, juin 1916, crayon noir, 108 x 169 mm, ancien Fonds de l’isdaT
Un soldat penché en avant de profil tient une puce entre ses doigts.
Charles Troy, La contre-attaque, 8 janvier 1916, 92 x 71 mm, ancien Fonds de l’isdaT
Un homme opulent, bras nus, tenant un instrument dans sa main
Anonyme, Médecin militaire (?), 1914-1918, encre de chine et crayon noir, 113 x 42 mm. Ancien Fonds de l’isdaT

L’art dans les tranchées

Certains dessinent et d’autres créent des objets avec le métal récupéré sur le champ de bataille : des bagues, des vases avec des douilles d’obus ou encore des sculptures dans des marrons.

« Vieil avait su se rendre indispensable à Nice. Il était tombé sur un toubib à cinq galons qui avait la manie de vouloir collectionner des souvenirs de la guerre et Vieil mettait la collection du vieux en ordre, fourbissant des fusils, des casques, des écussons, des boutons d’uniforme, des plaques de ceinturon (…). Il nous demandait de lui envoyer des bagues en aluminium, des fusées d’obus travaillées, des coupe-papier faits d’un éclat déchiqueté, des pipes, des cannes et, à la réception, il faisait adresser par son toubib un petit mandat au poilu qui avait fabriqué l’objet. « Je tiens le filon ».

Ce loustic de Vieil

Blaise Cendras, La main coupée

Un soldat de profil, cigarette aux lèvres, crée une bague en se servant d'une souche comme établi.
Anonyme, Le baguiste Brault du 59e d’après nature, février 1917, crayon noir, 134 x 88 mm. Ancien Fonds de l’isdaT